BIOGRAPHIE

« Nues comme le premier homme qui s’est mis debout pour voir plus loin, mes sculptures s’élancent sur leurs échasses pour arpenter l’époque. Détachées de la terre, épinglées au ciel, elles courent de ville en ville et de par le monde…Et moi je les suis, heureux » Nicolas Lavarenne.

Nicolas Lavarenne, né en 1953, a grandi à Nice. Au début des années 80, et après avoir longtemps cherché sa place, il se familiarise avec la sculpture sur bois en travaillant quelques années et sculpte pendant 10 ans l’ornement de meubles en tant qu’artisan. Les journées passées dans son atelier sont alors des occasions de travailler la matière, et de laisser agir ses mains autodidactes.
Sa première sculpture sur bois voit le jour, et marque un moment clé que Nicolas Lavarenne décrit comme une révélation « L’art m’est tombé dessus » raconte-t'il.

Plus de trente années plus tard, Nicolas Lavarenne est aujourd’hui un artiste reconnu par la scène artistique internationale, et se plait à suivre ses oeuvres à travers le monde.

La rencontre entre le public et ses oeuvres est toujours percutante. De loin, des êtres de bronze sur leurs échasses, dans un équilibre fougueux, découpent les espaces et envahissent les lieux qu'ils occupent par leurs lignes et leurs mouvements.
En se rapprochant, des muscles en tension et un travail d’une incroyable précision nous entrainent dans un tout autre univers.

« Je n’ai pas de concept, mais je constate une thématique dans mon travail. Le thème du dépassement de la gravité, du détachement de la terre et du matériel », de l’élévation du corps et de l'esprit explique Nicolas Lavarenne., explique Nicolas Lavarenne.

Pour lui, l'académisme n'est pas une revendication. Juste le moyen de maintenir la primauté du corps par une parfaite lisibilité anatomique. Chaque sculpture est d'abord un geste graphique inscrit dans l'espace. Un signe évident. Une signature décisive. Ainsi exonéré de la pesanteur matérielle, l'homme peut prendre sa vraie dimension.




Né en 1953, Nicolas Lavarenne grandit à Nice bercé par les conversations autour de l’art émanant de l’atelier de son père artiste peintre.

1973 : en parallèle de ses études en fabrication mécanique, il construit de toute pièce une moto qui sera ensuite homologuée.

1978 : après quelques années d’errance, il se met à son compte et fait ses premiers pas dans la sculpture ornementale, et se sent enfin à sa place… dans l’atelier.

1984 : née d’un été passé à travailler un bloc de bois pour « libérer » deux corps d’acrobates suspendus, sa première sculpture voit le jour. Celle-ci lui décroche directement une exposition et représentation par une galerie . Cette sculpture sera d’ailleurs primée par le public l’année suivante par l’UMAM à Nice.

1987 : ses oeuvres sont exposées à New York puis à Los Angeles, et c’est aussi les premiers essais en bronze.

1988: Nicolas sculpte « l’enragé », son ultime sculpture en bois. Cette pièce suspendue dans un tétraèdre laisse entrevoir le thème des échasses et des corps suspendus en mouvement.

1991 : « le guetteur », un personnage juché sur son tripode regarde enfin vers « l’à venir ». C’est aussi l’année de la rencontre avec Marc Massa, son fondeur depuis lors.

1993 : première commande de pièces monumentales, destinées à l’Angleterre. L’année suivante les premières expositions personnelles à l’étranger débutent.

1995 : la ville de Menton acquiert une sculpture monumentale de Nicolas Lavarenne. Cette année là, il installe son atelier en Haute Savoie et continuera ses allers-retours dans le sud de la France pour sa famille, ses amis, le milieu artistique et la fonderie.

1996 : la ville de Sion en Suisse commande le « Grand Passeur », à l’occasion d’une exposition urbaine.

1997 : Nicolas Lavarenne expose en Angleterre, puis au Danemark, où le prince Henri fait l’acquisition d’une pièce qu’il installe au milieu d’un étang dans le parc du château de Marselisborg. L’année suivante, les villes Divonne-les-Bains (France) et Mooseedorf (Suisse) acquièrent elles aussi des pièces monumentales pour leurs collections publiques, et Nicolas réalise son premier catalogue.

1999 : Nicolas Lavarenne reçoit le prix du public de l’exposition urbaine « Sous le Soleil d’Antibes » et expose à Beyrouth.

2001 : cette année sera marquée par l’installation chez des collectionneurs de pièces monumentales à Boston et New York.

2007 : le Conseil général des Alpes Maritimes met Nicolas Lavarenne à l’honneur en faisant l’acquisition d’une sculpture monumentale, le « Grand Guetteur », installée à Roure dominant la vallée de la Tinée et le parc du Mercantour.

2013 : La fondation d’art Henri Clews accueille une exposition rétrospective, sous le commissariat de Guillaume Furet (FG FINE ART). L’année suivante, la fondation fait l’acquisition de l’oeuvre « Grand Arc-Boutant », suspendue à la tour du Château de la Napoule.

Depuis 2016, Nicolas Lavarenne a rétabli son atelier dans le sud de la France. Ses oeuvres continuent de l’entrainer aux quatre coins de la planète pour des expositions urbaines et des installations de ses sculptures dans des lieux toujours plus prestigieux.