L’exposition A ciel ouvert

Antibes nous fait lever les yeux au ciel cet été en mettant à l’honneur l’artiste Nicolas Lavarenne, 18 ans après “Sculptures sous le soleil d’Antibes”, dont il fût le lauréat en 1998.

Du 19 juin au 18 septembre 2016, la vieille ville d’Antibes sera envahie de 19 sculptures monumentales de Nicolas Lavarenne.

Surplombant la mer depuis les remparts, suspendus entre deux rues, viellant sur la ville depuis la porte marine, ou encore combattant sur l’esplanade du Pré aux Pêcheurs, nul doute que les êtres de bronze sculptés par Nicolas Lavarenne, perchés sur leurs échasses, sauront mettre en mouvement le paysage antibois en redéfinissant les contours et les espaces.

La mise en oeuvre de cette exposition “A ciel ouvert”, inédite et accessible 24h sur 24h, a été confiée à Guillaume FURET (FG FINE ART), commissaire d’exposition.

La Galerie des Bains-Douches y fera écho en exposant des petites et moyennes pièces de l’artiste Nicolas Lavarenne.

“Les tiges font danser les pièces. Elles sont en bronze, mais deviennent alors légères”, raconte l’artiste. “Ma recherche m’a amené à des sculptures en bronze, aériennes, comme ”envolées” par des systèmes à base de tripodes, d’échasses, de tiges ou de hampes qui les propulsent vers le ciel, sorte de lignes de force, de lignes à haute tension, fulgurantes, vigoureuses, rigoureuses. Elles contrastent singulièrement avec la complexité noueuse, quasi baroque, du corps humain dont chaque élément anatomique est variable à l’infini au gré des morphologies et de la gestuelle “.

Les sculptures de Nicolas Lavarenne sont réalisées avec la plus évidente minutie. Le détail est là, mais ce n’est pas lui que l’on retient, c’est son prolongement...

Sosno ne s’y trompe pas lorsqu’il écrit qu’une œuvre est en marche chez Nicolas Lavarenne, car il connaît la fécondité de tout concept. Le sens n’est qu’effleuré, tout incite à aller plus loin.

Nicolas Lavarenne

L’artiste Nicolas Lavarenne

Né en 1953, Nicolas Lavarenne grandit à Nice bercé par les conversations autour de l’art émanant de l’atelier de son père artiste-peintre.

En 1973, en parallèle de ses études en fabrication mécanique, il construit de toute pièce une moto qui sera ensuite homologuée.

En 1978, après quelques années d’errance, il se met à son compte et fait ses premiers pas dans la sculpture ornementale, sous l'oeil bienveillant du maître Jean Cortese, et se sent enfin à sa place… dans l’atelier.

Après avoir passé l’été 1984 à travailler un bloc de bois pour « libérer » deux corps d’acrobates suspendus, sa première sculpture voit le jour. Celle ci lui décroche directement une exposition et la représentation par une galerie . Cette sculpture sera d’ailleurs primée par le public l’année suivante par l’UMAM à Nice.

En 1987 ses oeuvres sont exposées à NYC puis à Los Angeles et c’est aussi les premiers essais en bronze. En 1988, Nicolas sculpte « l’enragé », son ultime sculpture en bois. Cette pièce suspendue dans un tétraèdre laisse entrevoir le thème des échasses et des corps suspendus en mouvement.

1991, « le guetteur », un personnage juché sur son tripode regarde enfin vers « l’à venir ». C’est aussi l’année de la rencontre avec Marc Massa, son fondeur depuis lors.

1993, première fontes de pièces monumentales, destinées à l’Angleterre. L’année suivante les premières expositions personnelles à l’étranger débutent.

En 1995, la ville de Menton acquiert une sculpture monumentale de Nicolas Lavarenne. Cette année là, il installe son atelier en Haute Savoie et continuera ses allers retours dans le sud pour sa famille, ses amis et la fonderie.

En 1996 la ville de Sion en Suisse commande le « Grand Passeur », à l’occasion d’une exposition urbaine.

En 1997, Nicolas Lavarenne expose en Angleterre, puis au Danemark ou le prince Henri du Danemark fait l’acquisition d’une pièce qu’il installe au milieu d’un étang pour le château de Marselisberget. L’année suivante les villes de Divonne-les-Bains ainsi que Mooseedorf acquièrent elles aussi des pièces monumentales pour leurs collections publiques et Nicolas réalise son premier catalogue.

1999, Nicolas Lavarenne reçoit le prix du public de l’exposition urbaine « Sous le Soleil d’Antibes » et expose à Beyrouth. L’année 2001 sera marquée par l’installation chez des collectionneurs de pièces monumentales à Boston et NYC.

En 2007 c’est au conseil général des Alpes Maritimes de le mettre à l’honneur et d’acquérir une sculpture monumentale qui sera installée à Roure dominant la vallée de la Tinée et le parc du Mercantour.

Aujourd’hui Nicolas Lavarenne rétablit son atelier dans le sud de la France. Ses oeuvres continuent de l’entrainer aux quatre coins de la planète pour des expositions urbaines et l'installation de ses sculptures dans des lieux toujours plus prestigieux.





Informations Pratiques

Du 19 Juin au 18 Septembre 2016

L’exposition se déroule dans le Vieil Antibes et la Galerie Les Bains Douches

En complément des sculptures monumentales exposées à ciel ouvert, la « Galerie Les Bains Douches » expose des œuvres de Nicolas Lavarenne de moyens et petits formats.

A partir du 1er juillet et jusqu’au 31 août, l’équipe FG FINE ART sera présente tous les jours de 18h à minuit au sein de la Galerie Les Bains-Douches, située 27 boulevard d’Aguillon à Antibes.

Durant toute la durée de l’exposition, l’équipe municipale de la ville d’Antibes assurera une permanence du mardi au samedi, de 10h à 12h et de 13h à 18h.

La mise en œuvre de l’exposition des sculptures de Nicolas Lavarenne au sein de la vieille ville d’Antibes a été confiée par la ville d’Antibes à la société FG FINE ART, en collaboration avec le service Animation culturelle, ainsi que le service Communication de la ville d’Antibes.

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